Rencontre avec Christèle Fierobe, administratrice Sindra, l'observatoire au service de la gestion des déchets

Créé en 2000 par l’ADEME et la région Rhône-Alpes en partenariat avec les conseils départementaux, Sindra observe les déchets. Ceux issus d’activités économiques mais aussi les déchets ménagers et assimilés. Explications avec son administratrice, Christèle Fierobe ...

 

Ressources : « quel est le rôle de Sindra ? »

Christèle Fierobe (CF) : « à travers son site Internet sur lequel les collectivités de la région se connectent en accès privé, Sindra est un système d’information contenant une base de données. Ces dernières, qui portent sur les déchets ménagers et assimilés et sur les déchets d’activité économique, sont mises à jour en continu par les collectivités elles-mêmes ainsi que par les entreprises privées. Une fois ces données enregistrées, nous en prenons connaissance, les confrontons, les croisons, les validons, les consolidons et les restituons à différentes échelles. Nous avons bien évidemment un rôle d’assistance dans la saisie des données par exemple et échangeons très régulièrement avec les collectivités ou les syndicats de traitement des déchets comme Organom. Ce travail de collecte et d’analyse permet aux collectivités de disposer d’un ensemble d’indicateurs qui va leur permettre de se comparer, soit à l’échelle d’un EPCI, soit à celle du département ou de la région. Ces données alimentent aussi les observatoires national et européen. Le site Sindra.org comprend également une partie Grand public présentant un annuaire des acteurs régionaux, des bilans et synthèses par type de déchets et la possibilité de savoir où aller déposer ses déchets en indiquant le type de ces derniers ainsi que sa localisation. »

 

Ressources : « quel type de données sont enregistrées dans la base par les collectivités ? »

CF : « le nombre et le type de points d’apport volontaire, les tonnages annuels de déchets qu’elles collectent, en séparant les différents flux, des informations sur elles-mêmes, sur leurs déchèteries, les installations en place sur leur territoire, qu’il s’agisse de centres de tri, d’usines d’incinération, de quais de transfert, de ressourceries, de plateformes de compostage, de maturation de mâchefers, etc. »

 

Ressources : « depuis 17 ans, qu’est-ce qui a changé dans votre domaine ? »

CF : « en 2000, personne ne saisissait ses données sur Internet. En cela, Sindra a été très innovant. La méthodologie mise en place en 2006/2007 par l’ADEME à travers l’outil ComptaCoût permet aux collectivités de comparer leurs coûts, de faire émerger des complémentarités et des synergies en vue de réaliser des économies d’échelle. Nous avons un très bon taux de réponse lorsque nous lançons notre collecte annuelle de données. Les collectivités se sont aussi professionnalisées en matière de déchets. Les gens sont de plus en plus compétents. Tout ceci contribue à alimenter une réflexion de qualité sur les politiques publiques de gestion des déchets pour la mise en place d’actions concrètes. Mais notre action se mesure sur le long terme. »

 

 SINDRA EN DATES 

2000 : création.

2007 : Sindra devient l’outil de suivi des plans départementaux de prévention et de gestion des déchets non dangereux. Mise en place de l’outil ComptaCoût.

2009 : partenariat avec la fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement (FNADE), afin de mieux connaître et fiabiliser les données des installations privées.

2011 : Sindra participe au suivi du plan régional d’élimination des déchets dangereux en Rhône-Alpes (PREDD).

2016 : avec le changement de périmètre de la région, Sindra couvre l’Auvergne.

2017 : Sindra participe à l’élaboration du nouveau plan régional de prévention et de gestion des déchets (loi NOTRe d’août 2015).

 

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