Construction des futurs casiers d'enfouissement : des mesures compensatoires avant le déboisement

Depuis 1984, le site de La Tienne accueille les déchets ménagers ainsi que certains déchets des professionnels ou encore les déchets verts des déchèteries. De 1984 à 2014, 5 casiers ont été exploités, c'est-à-dire remplis de déchets, avant d'être recouverts. Le biogaz issu de la fermentation de ces déchets est capté pour être transformé en électricité.

 

Vue aérienne du site google maps 18

Capture d'écran - Google maps

 

La Tienne : un site en évolution

 

Aux côtés de 5 casiers fermés, on trouve un casier en cours d'exploitation où les apporteurs viennent vider leurs camions, un casier rempli dont les travaux de couverture ont commencé et un casier construit en attente de réception, c'est-à-dire d'homologation, par les services de l'État.

 

Grâce à l'usine de méthanisation OVADE, mise en service en 2016, la moitié des ordures ménagères est aujourd'hui transformée en électricité et en compost, ce qui réduit d'autant l'enfouissement et allonge la durée d'exploitation des casiers. Cependant, l'autre moitié est toujours enfouie aux côtés des déchets des professionnels non dangereux. Pour continuer à traiter ces déchets, il est donc nécessaire de construire de nouveaux casiers, en respectant certaines règles, notamment de protection de la faune et de la flore.

 

Des mesures compensatoires pour protéger les espèces

 

Une mesure compensatoire, ou compensation écologique, est destinée à contrebalancer les effets négatifs d'un projet sur l'environnement. C'est le cas du projet de construction des futurs casiers du site de La Tienne, d'une surface de 3,6 hectares. En effet, le déboisement d'une partie du site aura un impact sur son écosystème, et notamment sur les amphibiens qui y ont trouvé refuge ou qui viennent pour se reproduire. Ces mesures sont notamment encadrées par un comité de suivi composé, entre autres, par la DREAL, l'ONCFS et la FRAPNA.

 

Un dispositif pour capturer les amphibiens

 

Afin de pouvoir capturer les grenouilles et autres amphibiens (crapauds, salamandres, tritons ...) présents sur le périmètre des futurs casiers, des filets et des seaux ont été installés par la société SN2V. Les filets couvrent le périmètre, soit 1,5 kilomètre, et les seaux sont positionnés tous les 50 mètres environ.

 

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Le dispositif de capture ©Organom

 

En déboisant une partie du site de La Tienne, les espèces présentes vont se voir privées de leur lieu de reproduction, voire de leur habitat. C'est pourquoi il est nécessaire de les déplacer vers un lieu similaire au bois de La Tienne. En l'occurrence, des mares artificielles ont été créées en 2010 sur une zone préservée du site pour accueillir les espèces protégées.

 

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Les filets couvrent le périmètre de la zone à déboiser ©Organom

 

L'entreprise d'insertion Ainter'Services a été mandatée pour récupérer les amphibiens tombés dans les seaux avant de les emmener vers les mares du site de La Tienne prévues à cet effet. Les opérations de déplacement ont ainsi débuté au mois de mars mais, pour le moment, peu de spécimens ont pu être récupérés. La durée de la capture dépendra en grande partie de la météo : les températures fraîches n'incitent pas les amphibiens à sortir ! À titre de comparaison, près de 1000 amphibiens avaient été capturés en 2011 sur l'emplacement de l'actuelle usine OVADE ! Par contre, de nombreuses pontes ont été récupérées et ont pu facilement être déplacées.

 

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Une salamandre ©Organom

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