L'usine OVADE fête ses deux ans !

À l’occasion du deuxième anniversaire de l’inauguration d’OVADE, l’heure est au bilan pour cette usine de tri-méthanisation-compostage qui valorise une partie de nos déchets ménagers.

 

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Les indicateurs sont au vert

 

Le projet OVADE a été initié par Organom dans les années 2000 afin de réduire l’enfouissement des déchets sur le site de La Tienne. Construite et exploitée par l’entreprise Tiru pour le compte du syndicat, l’usine OVADE a traité en l’ensemble des ordures ménagères du territoire, soit 56 000 tonnes.

Le taux de diversion, qui correspond à la part de déchets valorisés (en électricité et en compost), a dépassé les 50% l’an dernier. Ce qui signifie que l’objectif de la loi de transition énergétique pour une croissance verte fixé à l’horizon 2025 est déjà atteint !

 

Une production d’électricité plus importante que prévue

 

L’usine OVADE produit du biogaz grâce à la méthanisation. En effet, la matière organique contenue dans les ordures ménagères va être récupérée grâce à l’étape de tri-mécano-biologique avant d’être introduite dans le méthaniseur où elle va être « digérée » et produire du biogaz. C’est ce biogaz qui va être utilisé pour produire du courant électrique, grâce à deux moteurs couplés à un alternateur.

L’an dernier, l’usine OVADE a produit 10 700 MWh électriques (au-delà des 9 300 MWh initialement attendus). Cela correspond à la consommation annuelle de 5 000 foyers (hors chauffage).

 

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Le méthaniseur d'OVADE (Photo : Tiru)

 

Un compost de très grande qualité

 

Le compost est produit à partir de la matière organique « digérée » puis lavée grâce au procédé SORDISEP à laquelle on ajoute des déchets verts broyés qui serviront de structurant. Après 8 semaines de maturation et de post-maturation, durant lesquelles le mélange aéré puis retourné, le produit obtenu est homogénéisé (grâce à un crible rotatif à mailles fines).

Le compost est analysé avant d’être commercialisé : les lots qui répondent à la norme NFU 44-051 sont ainsi vendus aux agriculteurs locaux. De plus, grâce au procédé SORDISEP (système de lavage du digestat unique au monde), OVADE produit un compost de très grande qualité, avec des taux d’impuretés très faibles.

 

Des déchets indésirables qui nuisent à OVADE

 

Pour assurer le bon fonctionnement de l’usine OVADE, chaque habitant peut nous aider en bannissant de sa poubelle ménagère trois catégories de déchets :

 

- Le verre : cette matière abrasive risque d’endommager prématurément les équipements de l’usine alors qu’elle est recyclable à 100% et à l’infini !

- Les déchets nocifs : ces déchets dangereux pour la santé et l’environnement peuvent perturber l’étape de méthanisation, c’est pourquoi il faut les apporter en déchèterie.

- Les textiles, linges de maison et chaussures (TLC) : ils sont susceptibles de former d’énormes amalgames de déchets que l’on appelle les torons, et par conséquent de gêner le fonctionnement des tubes malaxeurs.

 

Objectifs : moins de déchets et plus de valorisation

 

Le déchet le plus facile à traiter, c’est celui qu’on ne produit pas ! Organom a ainsi lancé cette année un programme d’actions qui vise notamment à passer sous la barre des 500kg par an et par habitant d’ici 2020. Le CODEC (contrat d’objectifs pour la réduction des déchets et le développement de l’économie circulaire) présente également la particularité de promouvoir l’économie circulaire en impliquant un maximum d’acteurs locaux (entreprises, associations, fédérations, chambres consulaires ...).

En parallèle, les services et les élus d’Organom, anticipant une hausse substantielle de la TGAP sur l’enfouissement des déchets, réfléchissent à une solution permettant de valoriser une partie des refus de l’usine.

 

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Yves Cristin

Président d'Organom