Moins d’enfouissement, davantage de valorisation

Le site de La Tienne évolue

 

Depuis son ouverture en 1984, le centre d’enfouissement de La Tienne a bien changé ! En 30 ans  - jusqu’en 2014 - 5 casiers ont été remplis et de nouveaux ont été construits depuis.

 

La Tienne
Le site de La Tienne en septembre 2018. Photo : Organom

 

Les contraintes règlementaires ont été renforcées pour garantir la protection de l’environnement. En plus du sol argileux qui forme une barrière naturelle imperméable, Organom met en œuvre une barrière étanche composée d’une géomembrane et d’un géo-textile pour empêcher les effluents liquides – les lixiviats - de s’infiltrer dans le sol et de polluer les nappes phréatiques. Ces lixiviats sont récupérés, transitent par des bassins de lagunage avant d’être envoyés à la station d’épuration de Bourg-en-Bresse pour traitement. Le biogaz issu de la fermentation des déchets est capté et transformé en électricité grâce à des moteurs installés sur le site. La Dreal – direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement - service déconcentré du ministère de l’écologie, contrôle régulièrement les installations d’Organom et c’est sur son avis que le Préfet délivre les autorisations d’exploiter.

 

Afin de réduire la quantité de déchets enfouis, Organom s’est doté progressivement d’installations telles que :

  • - une plateforme de compostage des déchets verts et de broyage du bois,
  • - une plateforme de transit avant valorisation pour le plâtre et le PVC,
  • - OVADE, usine de tri-méthanisation-compostage.

 

Le syndicat a également mis en place en 2010 un observatoire des odeurs qui permet aux riverains de signaler ponctuellement et de façon récurrente les odeurs senties depuis chez eux. Les enquêtes révèlent ainsi que la mise en place de l’usine OVADE a permis de limiter de façon significative les nuisances olfactives. 

 

Quelles perspectives pour l’avenir ?

 

L’ensemble des apporteurs de déchets (collectivités, entreprises) payent pour déposer leurs déchets sur le site de La Tienne. Une partie de ce coût correspond à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) dont le montant est ensuite reversé par Organom aux Douanes et sert à financer la « politique déchets ». Afin de favoriser la prévention, la réutilisation, le recyclage et la valorisation des déchets, une hausse progressive de la TGAP a été votée dans le projet de loi de finances 2019. Elle devrait ainsi passer de 24€ par tonne en 2019 à 65€ par tonne de déchets enfouis en 2025, soit une hausse de 271% en 6 ans ! Celle-ci sera répercutée sur les apporteurs et pourra se traduire par une augmentation de la fiscalité pour les collectivités.

 

Il devient donc urgent de réduire l’enfouissement des déchets. Quelles sont les solutions pour y parvenir ?

 

La première chose que chacun peut faire, c’est le tri sélectif : à la maison, au bureau, lors des événements … Grâce au tri, les matériaux recyclables pourront avoir une seconde vie. Au contraire, s’ils sont jetés avec les ordures ménagères, ils ne pourront pas être valorisés et finiront enfouis dans les casiers du site de La Tienne. En cas de doute sur le tri, vous pouvez consulter le site https://www.consignesdetri.fr/ ou contacter le service déchets de votre communauté de communes ou d’agglomération.

 

Toutefois, le recyclage a ses limites : il consomme de l’énergie, tous les matériaux ne sont pas recyclables et il y a parfois des pertes de matière et de qualité. Partant de ce constat, il faut donc revoir en profondeur notre mode de consommation, à commencer par notre dépendance au plastique. La loi relative à la croissance et à la transformation des entreprises (dite loi PACTE) de 2019 va dans ce sens car elle interdit la vente de certains produits à usage unique à partir de 2020 et 2021. Organom mène également des actions de prévention pour réduire les déchets et augmenter le tri lors des événements (concerts, compétitions sportives, lotos …). Pour cela, le syndicat soutient la mise à disposition et le lavage de ses gobelets ; il peut aussi prêter jusqu’à 10 corbeilles de tri.

 

Il est également possible de (faire) réparer plutôt que de jeter. Le lycée professionnel Charpak de Châtillon-sur-Chalaronne agit en ce sens en récupérant à la déchèterie des objets que les élèves remettront en état pendant leurs cours. Et connaissez-vous le site Répar’acteurs, qui permet de trouver les artisans spécialisés les plus proches de chez vous en fonction de l’objet à remettre en état ?

 

Enfin, Organom agit pour valoriser davantage les déchets ménagers. Grâce à l’usine OVADE, qui permet de transformer plus de 50% des ordures ménagères résiduelles en électricité et en compost, le syndicat répond déjà aux objectifs de réduction de l'enfouissement fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) pour 2025. De même, le syndicat a lancé avec ses partenaires – collectivités, ADEME, acteurs économiques, associations … - un contrat d’objectif pour la réduction des déchets et le développement de l’économie circulaire (CODEC). D’une durée de trois ans, il ambitionne de passer à une production globale de déchets ménagers inférieure à 500 kg/an/habitant d’ici à 2020. Parmi les actions mises en place, citons par exemple le Gourmet bag sur le territoire de la CA3B ou le Préau des matériaux à La Boisse.

 

Les services et le bureau d'Organom travaillent au quotidien pour améliorer les conditions de traitement des déchets et tendre vers davantage de valorisation grâce à des dispositifs innovants. Toutefois, nous avons besoin de la participation de chacun des habitants car le tri sélectif est nécessaire pour garantir le bon fonctionnement de nos installations. Mais surtout, l'épuisement des ressources naturelles s'accélère* et nous devons par conséquent revoir en profondeur notre mode de consommation.

*le 29 juillet 2019, l'humanité a épuisé l’ensemble des ressources que la Terre est capable de régénérer en un an

 

YVES CRISTIN

Président d’Organom

En continuant votre navigation vous acceptez l'utilisation de cookies sur le site internet Organom